Les 5 blessures de l'âme: les comprendre, les dépasser, les transmuter

Qu'est-ce que l'on appelle les "blessures de l'âme"?


Certaines de nos réactions émotionnelles nous semblent parfois incompréhensibles, trop fortes, trop vives ou trop violentes en comparaison de ce à quoi nous aurions pu nous attendre. Comme un "effet cocotte-minute", une explosion de colère, de tristesse, de rage, de déprime, que la situation n'explique pas toujours. C'est normal. Ces réactions sont comme l'effet boomerang de blessures anciennes, vécues dans le passé, et ravivées par certains évènements présents de notre vie. Sans que vous vous ne l'expliquiez très bien, une situation vient alors activer en vous un sentiment profond de rejet, d'abandon, d'injustice, d'humiliation ou de trahison.


Par exemple:

- Vous apprenez qu'on parle dans votre dos et cela vous plonge dans une profonde colère intérieure, que vous ressassez des jours durants, avec ce sentiment d'avoir été trahi. - On ne vous invite pas à un pot de départ au travail, et vous vous sentez terriblement rejeté.e, ce qui vous rend bien triste, et vous pousse à vous refermer sur vous-même. - On fait une blague un peu bête sur vous à un dîner entre copains, et vous ressentez tout à coup beaucoup de honte de vous-même, avec l'impression de vous sentir humilié. - On vous rajoute un dossier supplémentaire au travail, et vous sentez la colère monter en vous, car il vous semble terriblement injuste que personne ne se rende compte que vous êtes sous l'eau. Certaines de nos réactions émotionnelles, très vives, parfois "trop" vives en comparaison de l'ampleur de la situation vécue, sont en fait comme des réviviscences de blessures du passé, qui ressurgissent lorsqu'elles sont ravivées par un événement de vie. C'est ce qu'on appelle des blessures. Elles sont comme des plaies anciennes, pas entièrement cicatrisées, qui viendraient vous faire souffrir à nouveau, dès qu'on les effleure.


5 Blessures Lise Bourbeau

On peut aussi les voir comme des peurs primordiales, qui trouvent leur racines dans des moments douloureux de l'enfance, et qui se réactivent dès que survient une situation qui rappelle la situation de la blessure originelle.


Ces "blessures de l'enfance" ont été popularisées sous le nom de "blessures de l'âme" par les ouvrages et le travail de la thérapeute Lise Bourbeau. Cependant, avant que la pédagogie de Lise Bourbeau ne démocratise ce terme, il existait déjà dans le vocabulaire de la psychologie.


Ces blessures sont au nombre de 5, et je vous les détaillerai plus loin dans cet article. Commençons par les citer : rejet, abandon, trahison, humiliation, injustice.




Tout le monde a-t-il des blessures de l'enfance, de l'âme ?


La réponse est oui. Aucune enfance n'est 100% lisse. Même quand les parents ont été présents, aimants, attentionnés, l'enfant peut ressentir parfois des émotions violentes dans des situations qu'il ne comprend et ne maîtrise pas. La peur de l'abandon, un jour où sa mère est partie en déplacement professionnel. Une impression de trahison, le jour où Papa parle de son secret à Maman.

Un sentiment d'injustice, quand votre sœur aînée a plus de liberté que vous.


Oui, des situations en apparence anodines pour l'adulte peuvent être vécues comme profondément blessantes pour l'enfant, et cela, quelle que soit la qualité des parents. En revanche, certaines blessures profondes sont aussi causées par un manquement de la part du parent (manque d'écoute, manque d'empathie, sévérité ou laxisme), ou encore, bien sûr, cas bien plus difficiles, par des violences verbales, physiques ou sexuelles, qui laissent des blessures profondes (d'humiliation le plus souvent). Attention, ce qui compte, plus que l'évaluation du niveau "réel" de la violence, c'est la violence PERÇUE et RESSENTIE par l'enfant. C'est sa perception qui déterminera la blessure, son ressenti subjectif, et non une analyse "objective" et extérieure de la situation vécue. C'est pourquoi, face à une même situation, différents enfants pourront très bien ressentir de l'injustice, d'autres de la trahison, et d'autres encore un autre sentiment. D'autres n'y verront même pas de source de blessure. Ce qui compte, c'est donc comment VOUS, en tant qu'enfant, avez vécu la situation que vous avez traversée.


De façon générale, nous portons tous l'ensemble de ces blessures (sauf la blessure d'humiliation, que certains d'entre nous n'ont pas, mais nous avons tous les 4 autres dans une certaine mesure). Cependant, certaines blessures sont plus actives en nous que d'autres, plus profondes que d'autres, et c'est par rapport à notre ou nos principales blessures que nous nous construisons ensuite et construisons notre relation aux autres.


Attention : le parent ACTIVE la blessure, il n'en est pas coupable !

Notre lecture du monde, influencée par nos blessures


Ces blessures impactent notre façon d'être au monde, à l'autre et à nous-même, ainsi que notre perception de la vie.

5 blessures et relations coaching

Parce qu'on a une blessure d'abandon, on se croit abandonnable par l'autre, ou on craint plus que tout l'abandon dans nos relations et on devient alors prêt à tout pour l'éviter. Ou encore on se met à abandonner les autres pour éviter d'être abandonné soi-même. Parce qu'on a une blessure de rejet, on craint sans cesse que les autres nous rejettent ou nous excluent. Ou nous allons nous exclure nous-même d'un groupe ou exclure l'autre, préférant être l'auteur du rejet que de le subir. Parce qu'on a une blessure de trahison, on craint la trahison à tout moment dans nos relation. Ou on la rejoue dans notre propre vie, trahissant les autres pour mieux éviter d'être la victime d'une trahison par nos pairs. Parce qu'on a une blessure d'injustice, on a le sentiment que le monde et les autres sont injustes envers nous-mêmes, et nous interprétons ce qui nous arrive avec ce regard d'injustice. Parce que nous avons été humilié, nous nous retrouvons dans des situations d'humiliation, ou nous nous humilions nous-même face aux autres, préférant être l'auteur de notre blessure, que de laisser d'autres personnes la rouvrir.


Il y a donc un double mouvement :


  • je lutte contre ma blessure initiale et je fais tout pour l'éviter,

  • et en même temps je la reproduis car elle m'a tant marquée qu'elle est devenue mon identité, et que j'interprète le monde, les autres, et ma vie, à travers elle.


C'est cette lutte contre notre blessure, qui nous pousse à créer ce que Lise Bourbeau appelle des "masques". Ces rôles que nous jouons, qui qui sont comme des carapaces de protection, pour ne plus sentir nos blessures rouvertes.


Les 5 blessures : impact sur nos comportements


1. La blessure de rejet

Racine de la blessure de rejet

C'est la première blessure que l'enfant connait dans la chronologie de son histoire.


Elle prend racine dans un événement vécu comme un rejet par l'enfant, et elle est activée pour la première fois par le parent du même sexe.

Par exemple, un enfant qui apprend qu'il n'a pas été désiré. Ou un enfant à qu'on ne laisse pas exprimer sa personnalité telle qu'elle est et dont on rejette les goûts ou les besoins. Plus tard, elle peut être ravivée par d'autres situations donnant lieu à une impression de rejet, comme lorsqu'un enfant est rejeté par un groupe de camarade à l'école.


La blessure de rejet donne lieu au sentiment que l’on n’a pas le droit d’exister.


Personnalité issue de la blessure de rejet

La blessure de rejet donne souvent lieu à une personnalité en retrait, plutôt réservée, peu affirmée, qui va toujours demander la permission d’exister. C'est aussi une personne qui va souvent mener une vie en dessous de ses capacités, par crainte de prendre sa place, dans le travail, mais aussi dans le couple ou la vie amicale.

Blessure de rejet Coaching Relations

Les personnes vivant en permanence avec la peur du rejet ont souvent des difficultés à s'incarner dans leur corps (en effet, elles ont du mal à prendre leur place aussi au sens physique du terme), et pour contrebalancer, elles surinvestissent souvent la sphère intellectuelle.

Elles ont une tendance à la dévalorisation d'elles-mêmes, avec une très faible estime d'elle-même.

Ce sont généralement des personnes très anxieuses, mais qui laissent leur anxiété à l'intérieur, sans l'exprimer.


Le "masque" de protection lié à la blessure de rejet : le Fuyant

Pour ne pas risquer le rejet, celui qui souffre de cette blessure va se réfugier derrière le masque du Fuyant (ou l'évitant) : autant fuir soi-même, plutôt que de risquer le rejet. Fuir en ne s'affirmant pas, fuir dans le travail, l'alcool, le perfectionnisme, fuir en s'excluant soi-même des groupes... Le Fuyant va donc utiliser l'évitement comme mécanisme de défense, pour éviter de s'affirmer et de prendre sa place.



2. La blessure d'abandon


Racine de la blessure d'abandon


Elle arrive après la blessure de rejet dans la chronologie de l'enfant.


Elle provient de l'absence réelle ou ressentie d'un parent. L'absence du parent peut être une absence physique (un parent qui quitte le foyer familial), ou perçue (un abandon perçu lorsque le parent part travailler avant même que l'enfant ne se réveille), et elle peut aussi être émotionnelle ou affective : par exemple, le père est là mais se montre peu aimant ou n’est pas connecté à ses propres émotions, ou ne montre pas d’affection.


La blessure d'abandon est donc liée au manque de nourriture affective reçue par l'enfant, par ce parent absent qui n’apporte pas assez d’affection, de soutien, ou de reconnaissance.


Elle est activée pour la première fois par le parent du sexe opposé.


Personnalité issue de la blessure d'abandon

Ce sont des personnes qui ont une grande peur de la solitude, elles ont besoin de beaucoup de présence, de soutien. Elles ont du mal à faire les choses seules ou à décider seules. Elles pensent qu'elles ont absolument besoin des autres pour exister. Elles peuvent avoir ou rechercher un côté fusionnel dans leur relationnel.


La solitude est leur plus grande peur. Pour cela, elles préfèrent éviter le conflit et accepter des situations qui ne leur conviennent pas, plutôt que de perdre la relation et l'amour de l'autre.


Elles ont souvent une tristesse de fond, la tristesse est leur émotion la plus ressentie.

Le "masque" de protection lié à la blessure d'abandon : le Dépendant

Blessure d'abandon - relations coaching

Les personnes qui ont une forte blessure d'abandon portent le masque du "Dépendant". Ce sont des personnes qui vont avoir beaucoup de mal à accepter d'être seules, qui préfèrent être mal accompagnées en couple que célibataires.


Elles verrouillent leurs relations par un comportement fusionnel, pour éviter d'être rejetées à nouveau.


En plaçant l'amour de l'autre avant l'amour d'elles-mêmes, et en plaçant leurs besoins au second plan, elles ne réalisent pas qu'elles s'abandonnent aussi elles-mêmes au profit des autres, d'une certaine façon.


A l'autre extrême, elles peuvent aussi décider de refuser tout attachement, pour éviter l'abandon.


3. La blessure d'injustice


Racine de la blessure d'injustice

Il s'agit d'une blessure liée à une reconnaissance non reçue de la part du parent, ou à l'impression d'être jugé de ne pas "être assez" ou d'être coupable.


Cette blessure se cristallise donc dans la peur d'être soi-même sans être jugé.


Elle peut aussi être liée à la froideur parentale, une obligation d'excellence, ou encore au fait d'être "jugé coupable" de nos émotions.


La blessure est déclenchée par le parent de sexe opposé. Il est intéressant de noter qu'une blessure d'injustice succède toujours à une première blessure de rejet.


Personnalité issue de la blessure d'injustice


La blessure d'injustice donne vie à de grands perfectionnistes, qui ont peur de se tromper, qui sont prévoyants, méticuleux, et qui sous leur rigidité apparente, sont souvent très sensibles. Ils ont envie que tout soit parfait, et pour cela, ils investissent dans la performance et le travail, au risque de s'épuiser. Ils se justifient beaucoup par peur d’être jugés coupables, de ne pas faire assez bien.


Souvent, ces personnes ont du mal à se faire plaisir, et ont l'impression de devoir "mériter" le repos ou le plaisir. Le plaisir est souvent vu comme coupable.

Blessure Injustice Relations Coaching

Ils ont un très fort besoin de justice et d'équité. L'émotion la plus fréquemment ressentie par eux est la colère. Ils n'hésitent pas à monter au front pour défendre ce qui leur paraît juste.


Le "masque" de protection lié à la blessure d'injustice : le Rigide


Ils masquent leurs émotions, sous un masque de rigidité qui ne laisse rien paraître, pour sembler parfait de l'extérieur. Ils ont parfois une touche d’obsessionalité et de ritualisation dans leurs comportements. Comme ils ont l'impression d'être reconnus pour ce qu'ils font, non qui ils sont, ils contrôlent tous leurs comportements et leurs émotions.


4. La blessure de trahison


Racine de la blessure de trahison


Chronologiquement, elle intervient après une blessure d'abandon, et elle est activée par le parent du sexe opposé.


Elle trouve son origine dans une promesse non tenue par le parent.

Cela peut être par exemple le parent qui partage un secret que l’enfant lui avait confié. L'enfant peut aussi se sentir trahi en se sentant mis de côté par l'adulte, au profit d'un autre enfant (comme un enfant qui a l'impression d'être mis de côté au moment de l'arrivée d'un petit frère ou d'une petite sœur).


Personnalité issue de la blessure de trahison


Cette blessure entraîne une méfiance envers la relation. L'enfant (puis l'adulte) va se méfier de la parole de l’autre et de l’engagement de l’autre.


Ce sont des personnes qui ont beaucoup d’attente vis-à-vis de l’autre dans la relation et de la parole de l'autre.


Soit elles s'efforcent quoiqu'il arrive de tenir leurs engagements, soit elles ne les tiennent pas elles-mêmes, pour éviter d'être trahies, préférant alors être le "traître".

Elles peuvent aussi se mettre à douter de leur propre engagement dans la relation.

Il leur arrive de mentir ou d'être manipulatrices. Elles peuvent aussi avoir du mal à faire des promesses, par crainte de ne pas les tenir.


Dans tous les cas, le lien à la parole et à l'engagement, est important mais ambivalent.

Blessure de trahison Lise Bourbeau

Ces personnes se confient difficilement, ne montrent pas leur vulnérabilité et sont souvent des sceptiques. La méfiance dans la relation est très présente.

Elles sont des personnalités de leader, souvent intransigeantes et impatientes, ce sont des hommes et femmes d'action.



Le "masque" de protection lié à la blessure de trahison : le Contrôlant


Ce sont des personnes très procédurières, avec une tendance à l'hyper-contrôle, pour éviter d'être trahies. Elles cherchent à se mettre en avant, à être spéciales et importantes pour montrer leur pouvoir et contrôler la relation pour éviter à tout prix la trahison.

L'organisation et la planification sont une façon de garder le contrôle sur l'avenir.

5. La blessure d’humiliation


Origine de la blessure d'humiliation


Elle naît auprès du parent qui s'occupe du développement physique de l'enfant et concerne d'abord un sentiment de honte de son corps : honte de faire pipi au lit, ou de ne pas encore être propre, honte de découvrir le fonctionnement de son corps


Elle est ensuite réactivée par des moqueries dans le cercle social ou à l'école sur le corps, ou des difficultés à accéder à un rapport apaisé au plaisir, à la sexualité.


C'est la seule des 5 blessures que tout le monde n'a pas. Les 4 autres sont présentes (dans des proportions différentes chez chacun) chez tous les individus. La blessure d'humiliation n'est pas présente chez tout le monde.


Personnalité issue de la blessure d'humiliation


Elles ont régulièrement honte d'elles-mêmes, ou l'impression d'être indignes. Elles connaissent leurs besoins mais ne les écoutent pas, par honte ou par crainte de faire honte aux autres.


Honte Humiliation 5 Blessures

Elles peuvent aussi aimer les plaisirs du corps et des sens, mais en avoir honte : aimer manger, aimer la sexualité, tout en ayant honte de ces besoins.


Ce sont des personnes qui aiment prendre leur temps.


Solides, elles prennent beaucoup sur leur dos. Ce sont souvent des personnes sociables, pleines d'humour, joviales et de bons vivants. Souvent, elles cachent cette sensibilité derrière de l'auto-dérision.


Le "masque" de protection lié à la blessure d'humiliation : le Masochiste


Le dégoût de soi, de son corps, de ses besoins ou de ses désirs sensuels peut créer une autodérision qui parfois tourne à l'auto-humiliation. Ces personnalités peuvent aussi choisir parfois d'humilier l’autre pour éviter d'être soi-même humilié.

D'autres fois encore, elles acceptent d'être humiliée sans ne rien dire, ayant comme intégré leur "capacité à faire honte".


Lise Bourbeau parle de caractéristiques physiques, associée à chaque blessure


Selon Lise Bourbeau, chaque blessure marque le corps dans son développement. Pour elle, voici les caractéristiques physiques des blessures de l'âme:


Un corps très mince pour la blessure de rejet, un corps trapu ou enrobé pour la blessure d'humiliation, un corps musclé et solide pour la blessure de trahison, un corps maîtrisé et bien proportionné pour la blessure d'injustice, un corps plutôt fin mais mou et parfois déséquilibré pour la blessure d'abandon.

Mais à titre personnel, je n’y suis pas très attachée (surtout dans une société où il y a souvent un surcontrôle du corps). Je ne vous les présente donc pas en détail ici.



Les 5 blessures, une grille de lecture pour une meilleure compréhension de soi et de ses relations


Les 5 blessures sont une grille de lecture, un outil de compréhension de soi-même et des autres. Attention, cependant à ne pas tomber dans l'extrême : l'idée n'est pas que votre vie soit entièrement vécue et interprétée à travers ce prisme, ni que vous passiez votre temps à chercher votre blessure derrière la moindre de vos réactions, ou dans chacune des réactions des autres. Encore moins que vous ne tombiez dans l'excès de caricaturer les personnalités, réactions et attitudes des autres, au travers de cette grille. Comme tout outil de connaissance de soi, il est essentiel de ne pas l'utiliser pour simplifier le réel, simplement pour mieux le comprendre.

Coaching Connaissance de soi

Cette grille de lecture sert avant tout à :

  • Comprendre d'où peuvent venir certaines de nos réactions extrêmement vives ou douloureuses, et nos émotions exacerbées qui ressurgissent dans certaines situations. Par exemple : Je deviens fou/folle de rage lorsque l'autre ne tient pas sa promesse (blessure de trahison réactivée). Je tombe dans une dépression profonde et au-delà de la tristesse suite à une rupture (rupture d'abandon). Je n'ose jamais prendre la parole dans un groupe, cela me tétanise, je préfère me faire tout petit. (blessure de rejet).

  • Mieux comprendre les autres dans leurs réactions De la même façon que vous êtes désormais capable de prendre du recul sur vos réactions vives qui sont des blessures réactivées, vous pouvez comprendre les réactions des autres qui vous semblent parfois démesurées. Exemples : Elle s'est mise dans une colère folle quand son augmentation n'a pas été validée ? Peut-être est-ce une vieille blessure d'injustice réactivée... ? Et si j'essayais de lui parler pour comprendre ? Il s'est replié sur lui-même et ne nous parle plus depuis qu'il n'a pas été invité au mariage. Peut-être est-ce une vieille blessure de rejet réactivée ... ? Et si j'essayais de lui parler pour comprendre ?

Ceci peut nous mener à une meilleure empathie, pour soi et pour l'autre, à plus de compassion et de douceur.

Evoluer grâce à la prise de conscience des 5 blessures


En coaching ou en thérapie ensemble, il arrive que je mobilise cet outil pour vous permettre d'avancer dans votre vie. En quoi la prise de conscience des 5 blessures permet-elle de transformer son rapport à soi-même et aux autres ?

La prise de conscience permet de vous détacher de l'identité de la blessure


Comme j'en parlais au début de cet article, nous vivons, sans même nous en rendre compte, le monde à travers le prisme de cette blessure. La blessure influence notre interprétation du réel. En fait, nous nous sommes tellement identifiés à elle, qu'il est parfois difficile de faire un pas de côté pour réaliser que c'est la blessure qui nous fait réagir. Que c'est une réaction épidermique à une douleur réactivée, plus qu'une réaction adaptée à la situation présente.

Pour se détacher de nos réactions automatiques liées aux blessures, la prise de conscience est essentielle, mais elle n'est pas suffisante. C'est ensuite un travail thérapeutique ou de coaching (ou d'auto-coaching si vous vous en sentez l'élan ! ) qui, par la mise en place de nouvelles façons de penser et de faire, et par l'intégration des émotions non digérées jusqu'alors, vous permettra finalement de : - vous détacher de l'identité émotionnelle liée à la blessure, - développer des automatismes nouveaux pour ne plus y réagir avec souffrance ou violence, mais avec conscience et clarté.

Cette prise de conscience, suivie d'un travail de libération thérapeutique, permet donc un renouveau émotionnel, et plus de légèreté dans notre relation à nous-mêmes, aux autres, à notre vie.



Mieux communiquer sur nos besoins, nos ressentis, nos émotions